Revue de presse Vietnam / Juillet 2020

Sélectionnée par Francis Gendreau

03/07/2020

https://www.capital.fr

Au Vietnam, un hôtel plaqué or, première mondiale

Chambres, couverts, tasses, pommes de douche et sièges de toilettes… Pour 250 dollars la nuit, vous bénéficierez d’un séjour plaqué or à l’hôtel « Dolce Hanoi Golden Lake », au Vietnam. L’établissement a coûté près de 200 millions de dollars.

Si vous partagez le goût de Donald Trump pour le plaqué or, faites vos valises pour Hanoi, au Vietnam, où le premier hôtel au monde autoproclamé plaqué or vient d’ouvrir ! A l’hôtel « Dolce Hanoi Golden Lake », halls d’entrée comme piscine à débordement y ont reçu un placage 24 carats. Dans les chambres, couverts, tasses, pommes de douche et sièges de toilettes ont bénéficié du même traitement doré. Bien que le tarif de la nuitée y soit cher pour le Vietnam – 250 dollars -, il n’est cependant pas prohibitif pour les riches locaux qui ont envie de passer quelques jours dans la peau de Donald Trump, le président américain réputé pour son amour de tout ce qui brille.

La piscine à débordement dorée surplombe la ville, tandis que les repas servis dans l’hôtel de 25 étages, érigé dans le centre-ville de Hanoi, peuvent être mélangés à une mystérieuse « substance dorée », selon les propriétaires. Les quelques clients croisés semblent ravis. « En entrant ici, je me suis senti comme un roi, vous savez, le pharaon… le roi d’Égypte », plaisante Philip Park, un client sud-coréen. « J’ai vraiment apprécié l’atmosphère luxueuse », déclare de son côté Luong Van Thuan, un Vietnamien qui affirme avoir senti son statut social « s’élever » automatiquement.

Le bâtiment a été construit pour 200 millions de dollars, un coût relativement modeste qui a été permis grâce à l’approvisionnement local en placage d’or. « Notre groupe a une usine qui peut faire du placage d’or, donc le coût de notre équipement et de notre mobilier est assez bon marché », déclare Nguyen Huu Duong, président du groupe Hoa Binh qui possède l’établissement.

La pandémie de coronavirus, qui a mis à mal le tourisme mondial, n’a pas retardé l’ouverture du Dolce Hanoi Golden Lake, le Vietnam ayant très tôt pris des mesures de confinement qui ont permis de limiter la propagation de la maladie. « C’est sûr que l’année prochaine, nous allons gagner de l’argent », s’enthousiasme M. Duong.

06/07/2020

https://www.lemonde.fr

Pékin et Washington se toisent en mer de Chine du Sud

Les Etats-Unis ont déployé dans la zone deux porte-avions, le « Ronald Reagan » et le « Nimitz », après des manœuvres chinoises.

Par Frédéric Lemaître

De nouvelles manœuvres militaires de Pékin en mer de Chine du Sud provoquent de vives tensions avec ses voisins ainsi qu’une manifestation de force des Etats-Unis, inhabituelle par son ampleur. La Chine a mené, du 1er au 5 juillet, des manœuvres autour des îles Paracels, provoquant la colère du Vietnam et des Philippines.

Depuis 1974, Pékin occupe ces îles, également revendiquées par le Vietnam. De leur côté, les Philippines ont – avec succès – attaqué en 2013 devant les tribunaux internationaux la prétention de la Chine à revendiquer des « droits historiques » sur la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale. Pour Hanoi, les exercices de juillet « violent sérieusement la souveraineté du Vietnam ». Le Parti communiste au pouvoir à Hanoi n’exclut pas de porter à son tour le contentieux territorial qui l’oppose à son puissant voisin devant les tribunaux. De son côté, le secrétaire à la défense des Philippines juge que c’est une « grave provocation ».

Pour Mathieu Duchâtel, responsable du programme Asie à l’Institut Montaigne, l’exercice qui vient de se dérouler « inclut un scénario de débarquement amphibie auquel participent les gardes-côtes. C’est une première depuis la réforme qui place ceux-ci, en temps de guerre, sous le commandement direct de la commission militaire centrale. La Chine renforce ainsi sa capacité à prendre des territoires insulaires à ses rivaux ». Pour le chercheur, « le choix des Paracels pourrait constituer un avertissement ciblant le Vietnam à l’heure où ce pays semble de plus en plus intéressé par une action en droit international contre la Chine sur la mer de Chine du Sud ».

Pour Pékin, « un simple show »

Mais Pékin n’a pas partie gagnée. « La Chine est encore loin de son objectif d’étendre son administration effective de la mer de Chine du Sud pour en exclure toute présence des navires des pays non riverains », note M. Duchâtel. Les Etats-Unis ont en effet vigoureusement dénoncé les exercices militaires chinois. « Les actions de la République populaire de Chine contredisent son engagement de ne pas militariser la mer de Chine du Sud, et la vision des Etats-Unis d’une région indo-pacifique libre et ouverte », a déclaré le département d’Etat le 3 juillet, dans un communiqué qui dénonce également des actions destinées à « affirmer des revendications illégitimes et désavantager » les voisins de la Chine en Asie du Sud-Est.

Surtout, les Etats-Unis ont déployé dans la zone deux porte-avions, le Ronald Reagan et le Nimitz. Un déploiement de forces sans précédent depuis 2014. Entrée en mer de Chine du Sud samedi, en provenance de la mer des Philippines, la marine américaine a procédé à des centaines de décollages d’avions de chasse, de surveillance et d’hélicoptères. Durant vingt-huit heures, un bombardier B-52 américain a même participé à ces manœuvres. Selon le contre-amiral George M. Wikoff, qui commande le Ronald Reagan, ces exercices « offrent un signal dépourvu d’ambiguïté à nos partenaires et alliés que nous sommes engagés en faveur de la sécurité et de la stabilité de la région ». En avril, les marines américaine et australienne avaient mené des manœuvres conjointes en mer de Chine du Sud ; et, en juin, la marine américaine y avait procédé à un entraînement conjoint avec le Japon.

Des «tigres de papier»

Le porte-parole du ministère des affaires étrangères chinois, Zhao Lijian, a déclaré, le 3 juillet, que« la cause fondamentale de l’instabilité en mer de Chine du Sud [était] l’activité militaire à grande échelle et le fait qu’un certain pays qui n’est pas de la région et se trouve à des dizaines de milliers de kilomètres montre ses muscles ». Lundi 6 juillet, le quotidien Global Times dénonçait les deux groupes aéronavals comme « des tigres de papier sur le pas-de-porte de la Chine ». « La région est totalement à portée de main de l’Armée populaire de libération [APL], dont les armes conçues à cet effet peuvent détruire des porte-avions. Les manœuvres américaines ne sont qu’un simple show pour cacher que [les Etats-Unis] ont perdu la face dans le contrôle de l’épidémie et qu’ils ont perdu la carte de Hong-kong depuis l’entrée en vigueur de la législation chinoise sur la sécurité nationale », poursuit le quotidien nationaliste.

La tension entre les Etats-Unis et la Chine – avec de nombreux risques d’incidents militaires – est également très forte autour de Taiwan, avec une aviation et une marine chinoises de plus en plus présentes dans la zone. Les dernières manoeuvres de Pékin « ont lieu dans un contexte de très grande activité de l’APL et des gardes-côtes aux frontières contestées de la Chine, avec les incidents meurtriers dans l’Himalaya, un passage de navires chinois ce week-end dans les eaux territoriales des îles Senkaku [occupées par le Japon et revendiquées par la Chine] de trente-neuf heures, un record en matière de durée, et les intrusions dans l’espace aérien de Taiwan. Pour la Chine, le recours à la force militaire et le choix de postures agressives visent à affaiblir la détermination de ses rivaux », note Mathieu Duchâtel. La Chine, ces dernières années, a considérablement renforcé sa marine : avec plus de 600 bâtiments de combat, elle est désormais la deuxième flotte du monde, derrière les Etats-Unis.

06/07/2020

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Un bébé naît avec le stérilet de sa mère à la main

Un bébé est né avec le stérilet de sa mère à la main, dans le nord du Vietnam, il y a quelques semaines. Pesant 1,5 kg, le nourrisson est en bonne santé.

Quelques instants après sa naissance à l’hôpital international de Haïphong, le garçon a attrapé le dispositif intra-utérin (DIU), comme le montrent les photos publiées par le média britannique Daily Mail. En effet, l’obstétricien Tran Viet Phuong, qui a immortalisé l’instant, a déclaré que le bébé et le stérilet sont sortis en même temps, et que le nourrisson a attrapé le dispositif contraceptif peu après.

La mère de 34 ans, qui a déjà deux enfants, aurait porté ce stérilet pendant deux ans, afin de ne pas tomber enceinte. Mais les médecins pensent que le contraceptif pourrait s’être déplacé de sa position initiale, devenant alors inefficace. Normalement, celui-ci est inséré dans l’utérus de la femme afin d’empêcher la fécondation d’ovules.

«Après l’accouchement, j’ai trouvé que le fait qu’il tienne le dispositif était intéressant, alors j’ai pris une photo. Je n’aurais jamais pensé qu’il recevrait autant d’attention», a déclaré Tran Viet Phuong. Par ailleurs, le bébé qui pèse 1,5 kg, est né en bonne santé mais est resté sous observation avec sa mère.

09/07/2020

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Vienne : Paul Fromonteil, figure du Parti communiste, est décédé

Dans la Vienne, Paul Fromonteil, ancien cadre du Parti communiste français, est décédé mercredi 8 juillet à l’âge de 89 ans. Le Châtelleraudais a notamment été secrétaire politique de Georges Marchais et vice-président de la Région Poitou-Charentes.

A Châtellerault (Vienne), Paul Fromonteil est décédé mercredi 8 juillet à l’âge de 89 ans.

Figure du Parti communiste français, Paul Fromonteil a occupé de nombreuses responsabilités politiques. Membre de la direction générale du Parti communiste français de 1977 à 1990, le Châtelleraudais, ancien professeur d’histoire géographie, a été secrétaire politique de Georges Marchais (1977-1983).

Il a siégé au conseil régional du Poitou-Charentes de 1983 à 2010. Il en a été le vice-président à la culture de 2004 à 2010, aux côtés de Ségolène Royal. Il a aussi été adjoint au maire de Châtellerault de 1983 à 2008.

Homme d’une grande culture, ce spécialiste de la Chine et plus encore du Vietnam a fait partie du Bureau national de l’Association d’amitié franco-vietnamienne (AAFV). Il a également été délégué général de l’Association internationale des régions francophones (AIRF).

Depuis l’annonce de son décès, les hommages affluent sur les réseaux sociaux.

10/07/2020

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De grand changement dans les relations Vietnam – États-Unis

La croissance constante des relations entre le Vietnam et les États-Unis est l’un des grands succès des liens internationaux et témoigne de la capacité des deux pays à mettre de côté leur passé pour s’orienter vers le bon avenir, selon Michael Miclausis, directeur de la recherche-information-publication de l’Université de la Défense nationale et membre de l’Institut national d’études stratégiques des États-Unis.

D’après Michael Miclausis, en termes d’échanges commerciaux, le Vietnam est actuellement le 17e partenaire commercial des États-Unis. En ce qui concerne la défense, les deux pays ont participé à un certain nombre d’exercices internationaux à grande échelle, notamment la première participation du Vietnam aux RIMPAC (Rim of the Pacific Exercise) en 2018. Concernant le tourisme, le Vietnam est considéré comme une destination préférée des touristes américains et vice versa, chaque année, les États-Unis accueillent également beaucoup de touristes vietnamiens.

L’une des grandes réalisations des deux pays au cours des 25 dernières années est le respect mutuel et la compréhension mutuelle. Aux États-Unis, les politiciens et les gens apprécient de plus en plus la culture, l’histoire, l’art, la cuisine… du Vietnam.

Selon M. Miclausis, pour les deux pays, le partenariat est très important, car c’est la relation mutuellement bénéfique, contribuant à la stabilité et à l’équilibre dans la région indo-pacifique et consolidant une vision partagée d’une souveraineté responsable et respectueuse entre les nations. Bien que les États-Unis et le Vietnam diffèrent dans leurs systèmes politiques et économiques, les deux pays partagent une compréhension sur l’équilibre stratégique régional ainsi qu’une conception commune selon laquelle, en travaillant ensemble, les deux parties seront plus fortes pour faire face à des défis stratégiques communs, a-t-il indiqué.

Dans le contexte actuel, les États-Unis souhaitent maintenir un solide réseau de partenaires pour garantir la souveraineté, la libéralisation commerciale, la liberté de navigation et encouragent les engagements conjoints face aux défis mondiaux tels que les épidémies et l’environnement. M. Miclausis a déclaré qu’il était peut-être temps pour le Vietnam et les États-Unis de promouvoir des relations économiques et commerciales plus solides ainsi que des initiatives diplomatiques conjointes, dans le contexte de l’émergence de l’Asie en tant que centre de l’économie mondiale.

Résultats encourageants

Selon Gregory Poling, directeur de l’Asia Maritime Transparency Initiative (AMTI) du Centre pour les études stratégiques et internationales (Center for Strategic and International Studies – CSIS) des États-Unis, la coopération vietnamo-américaine a atteint de nombreuses réalisations dans tous les domaines depuis la normalisation des relations diplomatiques bilatérales en 1995.

M. Poling a souligné que les progrès se reflétaient dans l’accord des deux pays pour établir un partenariat intégral en 2013. Pendant plus de deux décennies, les deux parties se sont efforcées de construire une relation économique étroite, a simultanément réalisé de grands progrès dans la résolution des questions laissées par la guerre et les États-Unis ont levé l’embargo sur le commerce des armes contre le Vietnam. Il a déclaré que dans cette relation intégrale, la coopération en matière de défense et de sécurité était fortement encouragée. Malgré des différences dans certains domaines, les États-Unis et le Vietnam partagent des perceptions communes sur de nombreuses questions et la coopération bilatérale continuera de se développer à l’avenir. Les experts américains ont également déclaré qu’il n’y avait presque pas d’obstacles significatifs dans les relations diplomatiques entre les deux pays. VNA/CVN

15 juillet 2020

https://www.lemonde.fr

Covid19 : pourquoi zéro mort au Vietnam ?

Un pays encore très pauvre. Très peuplé. Limitrophe de la Chine. Et dont le bilan sanitaire face au Sars-Cov-2 et à la maladie qu’il provoque, la Covid-19 est d’exactement zéro mort pour 373 cas confirmés au 14 juillet, dont 90% guéris aujourd’hui.

Quel est ce pays au résultat à faire pâlir d’envie les riches France, Italie, Espagne, Grande-Bretagne ou Etats-Unis ? Le Vietnam. Comment y est-il parvenu, alors que le premier cas de Covid-19 identifié dans le pays remonte au 23 janvier ? Une analyse de la Johns Hopkins University le révèle. Une analyse précieuse alors que le nombre de décès approche désormais les 580.000 (chiffre minimum) pour plus de 13 millions de cas détectés.

La réaction des autorités politiques et sanitaires vietnamiennes devant la menace venue du géant voisin fut rapide, vigoureuse, systématique. L’annonce par l‘Organisation mondiale de la santé de l’émergence de la maladie date du 10 janvier 2020. Or, dès le 11 janvier – le jour où le gouvernement chinois annonce son premier mort de la maladie -, le gouvernement vietnamien organise une surveillance rigoureuse de ses frontières. Tous les passagers des aéroports internationaux sont soumis à une recherche de suspicion de la Covid-19 et ceux provenant de régions à haut risque sont soumis à une quarantaine obligatoire et conduits directement en bus à la sortie de l’avion dans des centres isolés. Cette surveillance des frontières restera très stricte en février et mars, avec des fermetures de lignes aériennes en provenance des régions à risques et quarantaines pour toutes les arrivées, sans s’arrêter aux conséquences économiques en particulier sur le tourisme dont le rôle est pourtant croissant dans les revenus des populations vietnamiennes.

Tests massifs

Dès le 15 janvier, le ministère de la santé décide d’une stratégie de lutte, en coopération avec l’OMS. Un comité scientifique de prévention de l’épidémie est constitué. L’une des premières mesures sera la fermeture des écoles. Les mesures de confinement local sont décidées sur la base des tests : le premier confinement est décidé à la mi-février pour 20 jours et concerne une population rurale de 10 000 habitants après la détection de 7 cas. En avril, les trois premières semaines voient un confinement national décidé par le gouvernement.

La stratégie suivie est fondée sur des tests massifs, dès que le pays en a réuni les moyens. Dès la fin avril, le Vietnam peut tester 27 000 personnes par jour et environ 1000 personnes sont testées pour chaque cas détecté. Un taux plus élevé que des pays comme la Nouvelle-Zélande. Les personnes mises en quarantaine sont testées en début et fin, les populations jugées à risques sont massivement testées.

Traçage systématique

Le traçage de tous les contacts des personnes détectées positives est systématisé à l’aide de 63 centres provinciaux, 700 centres de districts et 11.000 dispensaires de santé. Les médias informent les populations où des personnes ont été détectées positives afin qu’elles se présentent aux centres de tests. L’objectif est de tester, à partir de chaque cas confirmé – et donc mis en quarantaine et non renvoyés chez eux comme en France – les contacts des contacts des contacts de cette personne (trois degrés de proximité).

La mobilisation des populations dans une action présentée comme une « guerre contre le virus » se fait par des moyens de communication de toutes sortes : journaux, télévision, radio, internent… Une vidéo et une chanson en vietnamien expliquant le mode de propagation du virus et les gestes barrières a été vue plus de 53 millions de fois…

La précocité, la rapidité, la vigueur et la rigueur de la réaction gouvernementale, ainsi que l’efficacité des mesures prises avec une population participante, ont permis au pays de bloquer la propagation du virus. De sorte que le coût économique de la crise sanitaire est resté plutôt bas si l’on compare aux pays d’Europe de l’ouest par exemple, car la période de confinement a pu rester limitée.

Sylvestre Huet

23/07/2020

http://www.gavroche-thailande.com

VIETNAM – UNION EUROPÉENNE: Le 1er août, l’accord de libre échange avec l’UE entrera en vigueur

L’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Vietnam, connu sous le nom d’EVFTA, entrera en vigueur le 1er août. Il devrait entraîner l’exportation accrue vers le marché unique européen de produits de la mer en provenance du Vietnam, ce qui est une mauvaise nouvelle pour d’autres pays exportateurs de l’ASEAN comme la Thaïlande ou les Philippines.

L’EVFTA entrera en vigueur à partir du 1er août. Il s’agit, selon ses partisans, de l’accord le plus moderne, le plus complet et le plus ambitieux jamais conclu entre l’UE et un pays en développement. Il abolira 99 % des droits de douane entre les deux parties au cours des dix prochaines années.

Environ la moitié des taxes à l’importation sur les produits de la mer du Vietnam vers l’UE sera supprimée immédiatement après l’entrée en vigueur de l’accord, le reste étant éliminé dans les sept ans suivant la date d’entrée en vigueur du pacte. L’UE accordera toutefois au Vietnam des contingents annuels pour les importations en franchise de droits de 11 500 tonnes métriques (MT) de thon en conserve et de 500 MT de boulettes de poisson en conserve, selon l’association vietnamienne des exportateurs et producteurs de fruits de mer (VASEP).

La taxe sur le thon frais et congelé en provenance du Vietnam, à l’exception du thon congelé code HS0304, sera abolie immédiatement dès que le pacte entrera en vigueur.

Le droit à l’importation pour les produits congelés code HS030487 sera supprimé progressivement dans les trois ans suivant la date d’entrée en vigueur, à partir des 18 % actuels. Les droits de douane pour le thon cuit sera supprimé progressivement dans les sept ans à partir de son niveau initial de 24%, a déclaré la VASEP.

Les exportateurs de thon en conserve du Vietnam avaient jusque-là du mal à concurrencer sur les marchés de l’Union européenne les produits similaires des Philippines, de l’Équateur et d’autres pays producteurs de thon. Par conséquent, l’accord de libre-échange entre l’UE et le Vietnam leur sera d’une grande aide

La valeur des exportations de thon du Vietnam vers l’Union européenne a diminué de 18 % par rapport à l’année précédente, pour atteindre près de 82 millions de dollars (73,3 millions d’euros) au cours des quatre premiers mois de cette année.

24/07/20

https://www.lefigaro.fr

L’Église du Vietnam démolit une cathédrale du XIXe siècle de style baroque

La décision de faire disparaître le lieu de culte a été prise par le diocèse qui estime que ce bâtiment, érigé il y a 135 ans, ne peut plus être restauré.

Dans le nord du Vietnam, les travaux de démolition de la cathédrale Notre-Dame-Reine-du-Rosaire érigée en 1885 sous l’égide de Mgr Wenceslao Onate, ont commencé il y a une semaine, le 17 juillet. La décision de faire disparaître la seule église de style baroque du pays, édifiée à la fin du XIXe siècle, a été prise par le diocèse de Bui Chu qui estime que le bâtiment ne peut plus être restauré.

La province de Nam Dinh, au sud Hanoi, compte près de 412.000 catholiques pour une population de 2,15 millions d’habitants. Les autorités ecclésiastiques locales, malgré une pétition signée par 25 architectes en 2019 visant à défendre ce lieu sacré unique, ont donc fait le choix de reconstruire en lieu et place de l’ancienne cathédrale une nouvelle structure en bois dans la tradition vietnamienne.

Une démolition décidée sans annonce officielle

Cette démolition décidée par le vicaire général du diocèse Joseph Nguyen Duc Giang, contre l’avis d’une partie de la population locale attachée à ce lieu de culte, a été mise en œuvre sans déclaration officielle des autorités locales et du diocèse.

En mai 2019, après la pétition de sauvegarde des 25 architectes adressée simultanément au premier ministre Nguyen Xuan Phuc et au ministre de la Culture des Sports et du Tourisme Nguyen Ngoc Thien, le gouvernement avait dû reculer. Mais en février de cette année le diocèse, discrètement, a repris son projet en retirant, dans un premier temps, tout le mobilier de la cathédrale avant que la crise sanitaire n’oblige à ajourner les travaux.

L’état de la cathédrale, fragilisée par les terribles inondations de 1974 et de 2000, divise au sein même de la communauté catholique vietnamienne. Ainsi, sœur Theophane Doan Thi Chuyen du couvent des Filles-de-Notre-Dame-du-Rosaire, a expliqué que la fréquentation même de l’église pouvait désormais représenter un danger pour les paroissiens: «C’est une bonne chose de construire une nouvelle cathédrale pour remplacer l’ancienne, afin d’assurer la sécurité de tous ceux qui participent aux célébrations.»

Le dilemme semble donc avoir été tranché en faveur de la sécurité des fidèles au détriment de la préservation d’un site historique et sacrée. Au grand dam d’un influent défenseur du patrimoine en Asie, l’économiste Martin Rama, qui a déclaré après la décision définitive de la démolition de Notre-Dame-Reine-du-Rosaire : «Je peux comprendre ce qui doit arriver à l’ancienne cathédrale, mais je me sens tout de même découragé.»

30/07/2020

https://news-24.fr

Une mystérieuse épidémie de coronavirus surprend le Vietnam

Dans un monde en proie à une pandémie, le Vietnam semblait être un miracle. Au fil des mois sans un seul décès de coronavirus enregistré, ni même un cas confirmé de transmission locale, les habitants ont commencé à laisser leurs masques faciaux à la maison. Les magasins de nouilles résonnaient du cliquetis des baguettes et du bouillon siroté. Écoles ouvertes. Et attirés par de bonnes affaires, les touristes vietnamiens ont recommencé à prendre des vacances, encombrant la ville côtière de Danang, avec ses plages dorées et ses fruits de mer abondants.

Mais au cours du week-end, le Vietnam, qui avait passé environ 100 jours sans un seul cas confirmé de transmission locale, a annoncé que le virus se cachait dans le pays après tout – et qu’il se propageait.

Tout d’abord, un homme de 57 ans de Danang a été testé positif pour le virus et est maintenant sous assistance respiratoire. Puis des grappes ont rapidement émergé dans cinq hôpitaux. Mercredi, le virus s’était propagé au nord de Hanoi, la capitale, au sud de Hô Chi Minh-Ville et touchait deux provinces du centre du Vietnam, ainsi que les hauts plateaux éloignés du centre.

La flambée du coronavirus au Vietnam, qui a jusqu’à présent enregistré moins de 450 cas, a révélé les dangers du virus même dans des endroits qui semblaient avoir tout fait correctement dans leur lutte contre la contagion.

Le Japon, la Chine, l’Australie et la Corée du Sud, qui semblaient tous avoir leurs épidémies raisonnablement sous contrôle, ont enregistré des pics mercredi. Dans l’État australien de Victoria, les autorités ont annoncé mercredi 295 nouveaux cas, ainsi que neuf nouveaux décès.

Hong Kong, qui a maintenu sa charge de travail à un faible niveau pendant des mois, se bat maintenant contre une vague de nouvelles infections, écœurant environ 100 personnes par jour. Alors que les infections se multiplient dans les maisons de retraite et les restaurants, Carrie Lam, directrice générale du territoire, a averti mardi que Hong Kong était «au bord d’une épidémie communautaire à grande échelle».

Bien que le Vietnam, un pays de 95 millions d’habitants, reste le plus grand pays du monde à n’avoir pas confirmé un seul décès dû au coronavirus, le mystère entourant les infections qui surgissent à travers le pays a effrayé les experts médicaux et les résidents. «À mon avis, cette épidémie est plus dangereuse que la précédente car elle se produit en même temps dans de nombreux endroits», a déclaré Nguyen Huy Nga, le doyen de la santé publique et des soins infirmiers à l’Université Quang Trung dans la province de Binh Dinh. «Nous ne connaissons pas la source de la maladie, surtout avec des dizaines de milliers de touristes qui affluent à Danang.»

31/07/2020

https://www.bfmtv.com

Vietnam: un premier mort lié au coronavirus

En une semaine, une centaine de nouveaux malades ont été répertoriés dans l’ensemble du Vietnam. Le pays n’avait enregistré aucune transmission locale pendant 99 jours, de mi-avril à mi-juillet.

Le Vietnam, qui semblait avoir réussi à juguler le coronavirus, a enregistré vendredi son premier mort dû à cette maladie. Un coup dur pour le pays qui met en avant depuis des mois sa politique dans le contrôle de l’épidémie.

Aucune transmission locale pendant 99 jours

Il s’agit d' »un homme de 70 ans résidant à Hoi An (centre), testé positif en début de semaine », ont précisé des médias officiels. Aucun cas de transmission locale n’avait été détecté pendant 99 jours, de mi-avril à mi-juillet.

Le virus est réapparu le week-end dernier à Da Nang, une station balnéaire très touristique du centre du pays. Un homme de 57 ans a été testé positif, mais l’origine de sa contamination n’est pas déterminée pour le moment. Depuis, l’épidémie s’est propagée dans plusieurs villes, dont Hanoi et Ho Chi Minh-Ville. En une semaine, une centaine de nouveaux malades ont été répertoriés dans l’ensemble du Vietnam, dont « 45 pour la seule journée de vendredi », un record quotidien depuis le début de cette crise sanitaire, ont fait savoir les autorités.

Experts médicaux d’élite

Ces dernières n’ont pas tardé à réagir. Un hôpital de campagne est en train d’être mis en place à Da Nang. « Des experts médicaux d’élite » ont été déployés dans la ville ainsi qu’un millier de personnes, dont des militaires, a indiqué le docteur Tran Nhu Duong, directeur adjoint de l’Institut national d’épidémiologie.

Le gouvernement craint aussi que le virus prenne de l’ampleur à Hanoi Quelque 21.000 habitants de la capitale, qui ont récemment séjourné dans la station balnéaire, sont en passe d’être dépistés. Les bars sont fermés et les grands rassemblements interdits depuis mercredi. La majorité des 1,1 millions d’habitants de Da Nang sont pour leur part invités à ne quitter leur domicile qu’en cas de nécessité absolue et les liaisons pour rejoindre la ville ont été interrompues.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a à plusieurs reprises mis en avant la rapidité avec laquelle Hanoi réagissait pour tenter de contrôler l’épidémie. Peu après la détection des premiers malades en janvier, le Vietnam, qui partage une longue frontière poreuse avec la Chine, a mené une politique stricte de quarantaine et des dizaines de milliers de personnes se sont retrouvées dans des camps gardés par l’armée aux quatre coins du pays.

430.000 personnes dépistées

Les autorités ont aussi mis en place un strict suivi des personnes infectées en s’appuyant sur les réseaux utilisés depuis des décennies par le régime communiste pour relayer l’action du parti dans les quartiers. 430.000 personnes ont été dépistées depuis le début de la crise grâce à un test virologique, a fait savoir lundi le ministère de la Santé.

Fort de son succès face au coronavirus, les bars et restaurants avaient rouverts et de nombreux Vietnamiens étaient partis en vacances sur des vols intérieurs, notamment vers Da Nang. Avec les nouveaux cas, le pays recense désormais 509 personnes infectées.

31/07/2020

https://www.lecourrier.vn

Le Festival de Huê 2020 reporté pour la 3ème fois

Le Festival de Huê 2020 a été reporté à 2021, a annoncé le Comité populaire de la province de Thua Thiên-Huê.

Le Festival de Huê 2020, censé avoir lieu du 26 au 1er août, a été reporté en raison de la découverte de nouveaux cas de COVID-19 après 99 jours sans aucune transmission intracommunautaire du virus au Vietnam.

Auparavant, l’édition de cette année, placée sur le thème « Patrimoine culturel, intégration et développement – Huê toujours neuf », devait avoir lieu du 1er au 4 avril. Il a été reprogrammé du 28 août au 2 septembre, puis du 26 au 1er août. VNA/CVN

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